Soutenance de thèse - Mme Virginie SILHOUETTE-DERCOURT, le vendredi 12 juin 2009 à 15h00

03.06.2009

Mme Virginie SILHOUETTE-DERCOURT présente ses travaux intitulés "Reculturation et construction identitaire des groupes ethnoculturels minoritaires. Cas de la jeune femme et des produits cosmétiques", en vue de l'obtention du Doctorat en Gestion.

 

La soutenance a lieu le vendredi 12 juin 2009 à 15h00, salle D520.

 

Membres du jury :

 

Mr Joël BREE, Professeur des universités, Université de Caen, Rapporteur du jury

Mme Elyette ROUX, Professeur des universités, Université Aix-Marseille 1, Rapporteur du jury

Mr Jean-Claude LE GRAND,  Membre du jury  

Mme Lisa PENALOZA, Professeur, Membre du jury

Mr Bernard PRAS,  Professeur des universités, Université Paris-Dauphine, Membre du jury

Mr Denis DARPY, Professeur des universités, Université Paris-Dauphine, Directeur de thèse

 

Résumé :

Au moyen d’une enquête ethnographique auprès de 4 familles et d’entretiens phénoménologiques auprès de 11 jeunes femmes issues de groupes ethnoculturels minoritaires à propos de la découverte de produits cosmétiques, nous mettons en évidence le rôle de la consommation dans leur construction identitaire, notamment lorsqu’elles ont besoin de se tourner vers leur culture d’origine. Le développement du carré sémiotique de localisation spatiale (d’ici/de là-bas) permet de décrire les arbitrages entre culture d’origine et culture d’accueil tout au long des étapes de cette construction et dans le quotidien, ainsi que le rôle des marques, produits, points de vente et ingrédients. Cette description permet de faire émerger un nouveau concept théorique, emprunté à l’ethnologie : la reculturation par la consommation. Celle-ci désigne la quête identitaire de ces jeunes femmes : consommer « comme au pays » (ou comme elles imaginent qu’on y consomme) pour nourrir cette partie de soi, pour se retrouver et se ressourcer. Nous montrons que cette consommation se distingue de la consommation nostalgique. Elle apparaît au moment de l’adolescence et est réactivée lors des « crises » de vie. Il existe des moments dans l’année où elle se manifeste de façon plus intense. Ainsi, si la consommation de ces jeunes femmes est liée à des besoins spécifiques en termes de soins de la peau ou des cheveux, elle reflète également leurs questionnements identitaires.

 

 

Mots clés : consommatrices, jeune adulte, ethnoculturel, reculturation, identité, cosmétiques, sémiotique, marketing ethnique