Soutenance de thèse - M. GUSTAVE NEBIE, le vendredi 20 mars 2009 à 14h00

16.03.2009
Recherche et valorisation

M. Gustave NEBIE présente ses travaux intitulés "Aide, syndrome hollandais et croissance en Afrique de l'Ouest" en vue de l'obtention du Doctorat en Sciences Economiques.

 

La soutenance a lieu le vendredi 20 mars 2009 à 14h00, en salle des thèses, D.520.

 

Membres du jury :

 

M. Francis KERN, Professeur des Universités, Université de Strasbourg 1, Rapporteur du jury

M. Patrick VILLIEU, Professeur des Universités, Université d'Orleans, Rapporteur du jury

M. Régis BOURBONNAIS, Maître de Conférences, Université Paris-Dauphine, Membre du jury

Mme. Lisa CHAUVET, Chargée de Recherches, IRD, Membre du jury

M. Jean-Jacques NOWAK, Maître de Conférences, Université de LIlle1, Membre du jury

M. Jean-Marc SIROËN, Professeur des Universités, Université Paris-Dauphine, Membre du jury

M. Marc RAFFINOT, Maître de Conférences, Université Paris-Dauphine, Directeur de thèse

 

Résumé :

Cette recherche a pour objet d’apporter une contribution au débat en cours sur l'efficacité de l'aide, en vérifiant si le phénomène dit du «syndrome hollandais» causé par l'aide s'appliquait aux pays d'Afrique sub-saharienne.

Notre travail de recherche analyse, dans un premier temps, et sur le plan théorique, le mécanisme de transmission de ce syndrome, qui prédit qu'un fort afflux de ressources extérieures dans une économie entrainerait une appréciation du taux de change réel du pays bénéficiaire, ce qui se traduit par une expansion du secteur des biens non échangeables aux dépens du secteur des échangeables, et à terme pourrait compromettre la croissance de long terme du pays.

Dans un second temps, en nous basant sur les cadres théoriques développés pour estimer les taux de change réels d'équilibre et adaptés aux besoins spécifiques de nos travaux et en utilisant les modèles VAR et les techniques de cointégration associés à des analyses de réponse impulsionnelle, nous analysons les interrelations entre le taux de change réel, l'aide et la croissance. Les investissements et d'autres variables clés pour seize (16) pays d’Afrique de l'Ouest et du Centre. Le principal résultat auquel nous parvenons est que dans l'ensemble, l'aide n'a pas pour effet d'entraîner une appréciation du taux de change réel des pays de notre échantillon, ni d’avoir un impact négatif à long terme sur la croissance, contrairement aux recettes d'exportations de matières premières.

 

Mots clés :

Aide, croissance, syndrome hollandais, taux de change réel, cointégration, fonctions de  réponse impulsionelle, Afrique sub-saharienne.