ACI "Mondialisation, Globalisation et Gouvernances"
Mondialisation et recomposition des gouvernances
-A la recherche d'une approche commune-
Université
Paris-Dauphine
21-22 septembre, 2006
Date limite pour l'envoi des
soumissions complètes : 15 avril 2006
(support électronique uniquement en .doc ou .pdf envoyé à siroen@dauphine.fr)
Les auteurs seront informés de l'acceptation des soumissions au
plus tard le 30 juin 2006
L'ordre économique et
politique international articulé autour des États-Nations est fragilisé parle
processus de globalisation qui s'est accompagné de l'éclatement de certaines
nations ou, à l'inverse, de leur regroupement en espaces régionaux, d'une
certaine autonomisation des organisations internationales, de la mise en concurrence
des régulations publiques l'affirmation
de nouveaux acteurs.
La globalisation
est-elle associée à ces forces "centrifuges" ? Quels sont les
nouveaux problèmes posés par la réorganisation des compétences publiques ?
Comment le concept de gouvernance, qui reste à préciser, peut-il être appliqué
dans ce contexte ?
Le séminaire sera organisé autour de trois
sujets principaux.
1. Mondialisation et
recomposition "verticale" des compétences publiques
La décision publique
n'est plus centralisée au niveau des États-Nations. Elle est de plus en plus
dispersée parmi d'autres formes de gouvernement et d'organisations. D'un côté
la mondialisation pousserait à un transfert de pouvoirs au profit
d'organisations internationales ou régionales qui coordonnent la production de
biens publics au niveau supra-national. D'un autre côté, la globalisation a
accompagné à la décentralisation, la
généralisation et le renforcement du fédéralisme, les tendances
séparatistes ? Ce double mouvement de transfert "vers le haut" et
"vers le bas" est-il contradictoire ou complémentaire ? Est-il lié à
l'intégration croissante des économies ?
2. Mondialisation et nouveaux critères de gouvernance
La
mondialisation a modifié la hiérarchie des objectifs de l'État et sa capacité à
les atteindre. La participation au processus de mondialisation apparaît comme
un objectif préalable pour atteindre les objectifs économiques plus
traditionnels de croissance ou de développement. La dispersion de la décision
publique et l'ouverture des économies rend plus complexe la définition de la "bonne"
gouvernance qui favoriserait la transmission des effets de la mondialisation.
Les critères proposés sont ainsi relatifs au respect du droit, à la démocratie,
au développement durable, à la lutte contre la corruption, la pauvreté.
3. Mondialisation et nouveaux acteurs de la gouvernance.
La mondialisation
s'est accompagnée d'une remise en cause des fonctions de l'État De nouveaux acteurs non-officiels
prennent en charge, totalement ou partiellement, une partie de ces fonctions.
Des biens publics spécifiques sont fournis par les ONG ou par es communautés
locales ou transnationales. Certaines régulations publiques ou certaines normes
relèvent de firmes multinationales ou d'organismes privés. Pour répondre aux insuffisances
des autorités publiques des organisations informelles, parfois illégales,
concurrent les structures officielles. . Dans quelle mesure la mondialisation
a-t-elle favorisé l'affirmation de ces nouveaux acteurs. En retour, comment ces
nouveaux acteurs agissent-ils sur la mondialisation ?
L'Action Concertée Incitative "Mondialisation, Globalisation et
Gouvernances" est un réseau de
recherché multi-disciplinaire soutenu par le Ministère de la recherche
principalement animé par des
économistes et des politistes qui se
fixent pour objectif de proposer une nouvelle perspective pour l'analyse du
processus de globalisation.