L'Alumni du mois : rencontre avec Myriam Durand, responsable du bureau de Paris de Moody’s France

25.06.2018

Chaque mois, découvrez le portrait d'un diplômé de l'Université Paris-Dauphine.

Sa biographie

Myriam Durand est responsable du bureau de Paris de Moody’s France ainsi que des activités de Moody’s Investors Service en France. Myriam co-dirige parallèlement le Groupe Corporate Finance en Europe/Moyen-Orient/Afrique (EMEA). Myriam a auparavant dirigé en qualité de Team Managing Director une équipe d’analystes chargés de couvrir depuis Paris, Milan et Londres divers secteurs industriels. Elle est également en charge de la coordination des initiatives ESG (critères environnement, sociaux et de gouvernance) pour la région EMEA.

Myriam a rejoint Moody’s en 2003 après avoir occupé les fonctions de Director - Senior Banker chez Citigroup. Elle est diplômée de l’Institut d’Etudes Politiques (IEP) de Paris (Finance et Fiscalité) et de l’Université de Paris-Dauphine (Master Banque Finance).

L'interview

Quelles études avez-vous suivi à l’Université Paris-Dauphine ?

J'ai rejoint le DESS 224 Banque et Finance (Master Finance - parcours Banque et Finance). Fraîchement diplômée de Sciences Po Paris (Finance et Fiscalité), j'ai souhaité poursuivre une formation qui m'initie aux métiers de la finance.

Quel est votre meilleur souvenir à Paris-Dauphine ?

Je ne crois pas pouvoir résumer mon expérience à Paris-Dauphine à un seul moment ou expérience. Je garde le souvenir d'une université très vivante avec un enseignement solide. J'ai apprécié la qualité des cours et l'ambiance de camaraderie dans le DESS. Certains de mes camarades m'ont fait découvrir le monde des associations de Dauphine et je me souviens d'une énergie formidable.

Avez-vous gardé des contacts avec des anciens de votre promotion ?

Contrairement à d'autres anciens de ma promotion, je n'ai passé qu'une seule année à Paris-Dauphine, et je travaillais en parallèle à mi-temps dans la banque américaine qui m’a embauchée à l’issue de l’année de Master. Cette année-là a donc été très chargée et je n'ai pas réussi à garder de liens durables. En revanche, j'ai croisé quelques anciens au cours des dernières années et les échanges sont souvent aussi agréables et riches que dans mon souvenir.

Qu’est-ce que vos études à Paris-Dauphine vous ont apporté dans votre parcours professionnel ?

Paris-Dauphine est connue et reconnue pour ses enseignements en finance. Ma formation m'a certainement été très utile dès ma première expérience chez Citi. Je constate d'ailleurs que la réputation de Paris-Dauphine reste aujourd'hui largement méritée et nombre de mes collaborateurs chez Moody's ont suivi tout ou partie de leur formation à Paris-Dauphine.

Quelle image avez-vous de Dauphine aujourd’hui ?

C'est une université qui a su maintenir sa réputation d'excellence en finance et s'est même hissée, depuis mon passage au DESS 224, au rang de Grande Ecole. Je pense qu'elle a su conserver une forme de simplicité et de convivialité que j'ai d'ailleurs pu constater très récemment lorsque j'ai été invitée à présenter la stratégie de Moody’s dans l’analyse des risques ESG (Environnemental, Social et de Gouvernance) à l'occasion du séminaire d’avril du parcours Ingénierie économique et financière (Master Ingénierie économique et financière).

Quelle importance accordez-vous à la construction d’un réseau dans un parcours professionnel ?

C’est primordial. La construction d'un réseau requiert une énergie permanente car il faut l'entretenir et l'étendre mais il est vecteur d'opportunités et la richesse du réseau est pour moi une source d'éveil. J’ai eu le privilège de devenir la marraine du Master Ingénierie économique et financière et ai constaté que malgré mes (quelques) années de plus, le dialogue avec les étudiants était toujours aussi passionnant !

Quels conseils donneriez-vous à des étudiants entrepreneurs voulant créer une start-up ?

En trois mots ? "Go for it !". Je suis très admirative des étudiants qui aujourd'hui se lancent dans l'entrepreunariat et je ne peux que les encourager à persister en dépit des difficultés qu'ils pourraient rencontrer au départ. Les conditions économiques se sont améliorées en France et le coût des financements sont historiquement bas. Cela crée un environnement favorable à la création d'entreprise et ouvrent des possibilités aux jeunes entrepreneurs.