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L'édito de Laurent Batsch

Dauphine est devenue, en 2009, la première université française à obtenir l’accréditation EQUIS. C’est un gage de reconnaissance internationale, et un défi car, pour conserver ce label, il faudra justifier de l’amélioration de la qualité de notre université.

Dauphine a aussi réalisé sa première enquête d’insertion professionnelle globale pour tous ses diplômés de Masters, 24 mois après la fin de leurs études (promotion 2007). A la date de l’enquête (mai 2009), 92% des étudiants sont en poste, parmi eux 86% sont en CDI, la durée moyenne d’accès à leur emploi actuel est de 2 mois seulement. 79% affirment que leur emploi correspond à leur formation et à leur qualification.

EQUIS, insertion professionnelle : la qualité de notre université devait être reconnue par un geste fort. Ainsi, nos Masters de Gestion ainsi que le Master d’Economie Internationale ont fait le choix de s’afficher comme des « Masters Dauphine », et de marquer la confiance de notre établissement dans la qualité de ses propres diplômes. Ces Masters sont reconnus par l’Etat, mais ils sont désormais départis de l’estampille « diplôme national ».

Le défi majeur est celui de l’ouverture internationale : toujours plus de mobilité étudiante vers
des universités ou des entreprises étrangères, toujours plus de doubles diplômes, toujours plus
de programmes doctoraux partagés. L’implantation de Dauphine à La Défense (plus de 1000
étudiants seront concernés à la rentrée 2010) rapprochera nos étudiants des grands groupes
mondiaux installés dans cette place d’affaires internationale. L’ouverture de l’Institut Tunis-
Dauphine a inauguré la première implantation directe de Dauphine à l’international. L’avenir est
à la consolidation des relations entre des établissements de différents pays, associés dans leur
développement à l’international et dans la promotion d’une marque de réseau international.
L’enseignement supérieur n’échappe pas à la mondialisation. La compétition universitaire est
stimulante, mais elle se mène désormais à l’échelle du monde. L’université de Chicago compte
1 enseignant pour 5 étudiants, Dauphine en a 1 pour 30... L’écart est considérable, il ne sera
pas comblé en un jour. Raison de plus pour s’atteler à la tâche sans retard. Le statu quo est
interdit : ceux qui n’avancent pas reculent.

Mais la qualité a un coût, elle exige d’accroître les financements en diversifiant leurs sources. Aux ressources publiques, il est indispensable d’ajouter l’apport des entreprises et la contribution des familles.

Dauphine fait le choix du développement, pour que la valeur de ses diplômes et la notoriété de l’établissement se maintiennent au meilleur niveau international.

Ensemble, nous partagerons la fierté de porter haut les couleurs de Dauphine.