Du 17 au 23 avril 2015

26.04.2015

À la Une

A l’instar de Christiane Taubira, qui s’est rendue dans les locaux de l’Université Paris-Dauphine pour y rencontrer les étudiants, les personnalités politiques sont de plus en plus nombreuses à considérer ces rendez-vous avec la jeunesse comme des passages obligés. Qui plus est lorsqu’elles sont en campagne. Alain Juppé, actuellement en course pour la primaire de l’UMP, consacre beaucoup de temps à ces rencontres. "Il accepte volontiers ces moments toujours sympathiques avec les décideurs de demain", explique Gilles Boyer, le conseiller de l’ancien Premier ministre, qui s’est déjà rendu à l’Essec, HEC, Sciences Po ou à l’Université Paris-Dauphine. Et si Alain Juppé n’hésite pas à solliciter lui-même ces établissements pour y tenir conférence, c’est parce que les hommes politiques savent tout le crédit que cela peut leur apporter, notamment auprès de la jeunesse : "Bruno Le Maire a demandé aux jeunes présents de le rejoindre dans campagne pour la présidence de l’UMP. Ils ont besoin d’image et ont un fort intérêt à venir", explique, lucide, Brice Taton, le vice-président des Mardis de l’Essec. Il en est de même pour l’Université Paris-Dauphine, où les étudiants sont, au même titre que leurs invités, parfaitement rôdés à l’exercice. "Cela fait douze ans qu’on organise des rencontres avec des politiques de tous bords. C’est nous qui démarchons les invités, autant à droite qu’à gauche", détaille Chloé Bennejean, présidente de l’association Dauphine Discussion Débat. (Lefigaro.fr La matinale, 21/04 – fr.pourelles.yahoo.com, 20/04 – www.msn.com, 20/04)

Université Paris-Dauphine

Pour la deuxième année consécutive, les élèves du lycée Lakanal de Sceaux, dans les Hauts-de-Seine, organisent leur CLMNU, pour "Conférence lakanienne sur le modèle des Nations Unies". Les jeunes partent de faits historiques, s’imaginent en Richard Nixon, Jacques Chaban-Delmas ou en Willy Brandt, chacun représentant les intérêts de sa coalition, et se plongent en plein cœur de la guerre froide. "Disons qu’on s’amuse en étant sérieux", explique l’un des organisateurs, Antoine Da Col, actuellement en terminale S. Après une première expérience mitigée, où seulement 80 élèves avaient répondu présent, ils ont fait carton plein cette année avec 230 participants, venus de treize lycées différents. Inspirés des Model United Nations américains, ces simulations de négociations internationales essaiment désormais dans l’enseignement supérieur français, à l’image de l’Université Paris-Dauphine, qui possède son  Dolph’in MUN. Voyant l’intérêt que cela provoque chez les jeunes, l’éducation nationale a demandé à tous les collèges et lycées de France d’organiser ce type "d’ateliers" sur le thème du changement climatique, en vue de la conférence Paris-Climat 2015, qui aura lieu en décembre. (Le Monde, 21/04)

Le 16 avril dernier, l’Université Paris-Dauphine accueillait la phase de sélection française de la Left Bank Bordeaux Cup, l’un des plus illustres et prestigieux concours de dégustation destinés aux étudiants des grandes écoles françaises et internationales. Cette année, 16 écoles et universités françaises, 13 équipes américaines, 18 équipes asiatiques et 7 équipes européennes ont tenté de se départager. Des établissements parmi les plus prestigieux de France, comme Polytechnique, Centrale, Les Mines ou l’Université Paris-Dauphine, se sont affrontés dans ces sélections. La particularité de ce concours, outre le fait qu’il soit réservé à des étudiants, est qu’il s’attache à présenter et à faire rayonner uniquement les grands vins de la rive gauche de Bordeaux. Etant concentré sur une seule région viticole, il requiert une extrême précision, et donc un niveau exceptionnel. (www.idealwine.net, 21/04)

Lors de sa visite dans la capitale tunisienne, Laurent Batsch, qui est à la fois le président de l’Université Paris-Dauphine et de Dauphine-Tunis, a rappelé que le diplôme délivré par l’établissement de Tunis était strictement le même que celui de Paris. Au-delà du diplôme, il a également tenu à mettre en avant les liens étroits qui unissaient ces deux entités, en rappelant que les examens, et leurs corrigés, étaient également similaires. Amina Bouzguenda, la directrice générale de Dauphine-Tunis a aussi expliqué que, pour les plus méritants, des passerelles étaient possibles entre Paris et Tunis, via des mécanismes de bourses assurant la prise en charge des élèves. (www.businessnews.com.tn, 18/04 – www.investir-en-tunisie.net, 18/04)   

Chaires d’enseignement et de recherche

La Direction Générale du Trésor a publié une note dans laquelle elle alerte le gouvernement sur l’explosion du coût des maladies chroniques et des infections de longue durée. Afin d’éviter que les dépenses de l’assurance maladie ne s’envolent, les auteurs de cette note préconisent de réformer le système en profondeur, en mettant fin à la prise en charge à 100% systématique des dépenses liées aux soins les plus lourds. Claude Le Pen, économiste de la santé et professeur à l’Université Paris-Dauphine, explique qua "la philosophie de la santé en France, de la Sécurité sociale, est de dire : il n’y a pas de riches, il n’y a pas de pauvres. Il n’y a que des malades". Eu égard au principe de redistribution, les biens-portant payent pour les malades. A l’image des plafonds mis en place pour les allocations familiales, et de ce qui est pratiqué dans d’autres pays, où ce sont les plus riches qui payent pour les malades, les dépenses de santé pourraient être plafonnées en fonction des revenus des patients. Selon la Direction Générale du Trésor, cette réforme serait un moyen de réduire les dépenses de la Sécurité sociale, mais également de réduire les inégalités engendrées par le système de redistribution. (Europe 1 – Europe Midi, 20/04)

Enseignants et experts de Dauphine

D’après le rapport de l’économiste Philippe Chalmin, remis le 21 avril au ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll, la stabilité des prix alimentaires enregistrée en 2014 n’est pas favorable aux agriculteurs. "En 2014, on note une relative stabilité des prix à la consommation avec une reconstitution des marges chez les distributeurs et les industriels", explique le professeur d’économie à l’Université Paris-Dauphine. Si la situation est donc plutôt positive pour les consommateurs, elle révèle des difficultés toujours croissante pour les agriculteurs, comme l’indique l’auteur dans son rapport : "Il n’y a probablement pas un producteur agricole qui couvre l’intégralité de ses coûts de production". Pour étayer ses arguments, il met notamment en avant le prix du jambon, l’un des produits les plus vendus du rayon charcuterie. Son prix en magasin a augmenté de 1% en moyenne. Cela permet au distributeur d’afficher une hausse de 3,5% de sa marge brut. La marge de l’éleveur, de son côté, reste nulle.  (Le Monde Eco & Entreprise, 22/04 – Le Figaro.fr La Matinale, 23/04 – Agra Alimentation, 23/04 – Correspondance économique, 22/04 – La Dépêche du Midi, 22/04)

Étudiants de Dauphine

Depuis lundi dernier, l’archipel du Frioul, au large de Marseille, accueille la 34e édition de la SPI Dauphine. Cette régate, organisée exclusivement par les étudiants de l’Université Paris-Dauphine, est "une compétition pour les étudiants, faite par les étudiants", comme le rappelle fièrement Anne-Louise Quairet, membre de l’association SPI Dauphine. Le succès de cette régate particulière n’est d’ailleurs plus à démontrer. Avec 600 participants, il s‘agit le premier événement sportif organisé par des étudiants dans le sud de la France. Sur les trente monocoques engagés, ce sont les élèves de l’école SeaTech de Toulon qui ont remporté les premières épreuves, qui se dérouleront sur trois sites : Six-Fours-les-Plages, l’Île du Frioul et la Seyne-sur-Mer. Mais le classement n’est pas une fin en soi dans cette compétition amicale : "On est ici pour se faire plaisir, faire des rencontres et s’amuser", rappelle Chloé, skipper pour son école ECV Vet. (La Provence, 22/04)