Du 10 au 16 avril 2015

26.04.2015

À la Une

Laurent Batsch, l’actuel président de l’Université Paris-Dauphine, vient d’être nommé à la tête de l’Université Dauphine-Tunis. Il effectuera, à ce titre, une visite de travail dans la capitale tunisienne à partir du 14 avril. L’Université Paris-Dauphine, par ce choix, confirme sa volonté de se développer à l’international en délivrant, dans ses antennes extérieures à la France, exactement le même diplôme que l’établissement situé dans le XVIe arrondissement de Paris. (www.espacemanager.com, 13/04)

Université Paris-Dauphine

Le 22 avril prochain à 19h30, l’Université Paris-Dauphine accueillera une conférence dont le thème sera "Diaspora et intégration économique : focus sur l’Algérie". Les spécialistes présents durant cette journée tenteront de répondre à des problématiques telles que la "Chute du pétrole : quelles opportunités pour l’économie algérienne ?" ou aux moyens de développer l’économie algérienne et l’entrepreneuriat grâce à sa diaspora. Organisée avec le concours, notamment, du Club Algérie XXIe, qui traite des perspectives de l’Algérie face aux enjeux du XXIe siècle), de l’Institut Mines Télécom Monde Arabe, spécialisé dans les Technologies de l’Information et de la Communication, ou encore l’Executive Master Principes et Pratiques de la Finance Islamique de l’Université Paris-Dauphine, la conférence recevra des invités prestigieux tels que Rachid Sekkak, l’ancien PDG d’HSBC Algérie, ou Marie-Aude Labrosse, la directrice du cabinet international Talents Networks. (euro-mediterranee.blogspot.fr, 12/04)

Chaires d’enseignement et de recherche

A la veille du vote solennel de la loi santé  à l’Assemblée nationale, l’émission de France Culture, Les nouvelles vagues, se consacre à l’étude du système de santé français, ainsi qu’à son évolution. L’économiste Brigitte Dormont, professeure à l’Université Paris-Dauphine, titulaire de la Chaire Santé Dauphine (elle est également signataire de la Charte de Santé Solidaire), apporte son éclairage et son expertise sur la loi santé. Selon elle, la mise en place d’un système de santé juste et efficace dans un pays doit répondre à la difficile coordination entre la "couverture financière des soins" et l’organisation de la "délivrance des soins". La France fait d’ailleurs figure d’exception à cet égard. Le système de santé français est très généreux en ce qui concerne l’assurance maladie, car celle-ci est universelle et couvre en moyenne 75% des dépenses de soin. A côté de cela, l’organisation des soins se fait de manière très libérale, les médecins libéraux étant dans une position très dominante dans la médecine de ville. Elle explique d'ailleurs que le système de santé publique, tel qu’il a été conçu en France, entre en parfaite contradiction avec le caractère libéral de la profession de médecin généraliste. Elle ajoute que, dans ces conditions, il est impossible de mettre en place une organisation de la santé publique, qui donc utilise l’argent du contribuable, en fonction des besoins. L’une des solutions évoquées par Brigitte Dormont, pour remédier à cette contradiction, serait d’organiser un parcours de soin entre les hôpitaux, dont la gestion financière est entièrement pilotée par l’Etat, et la médecine de ville libérale. Cela permettrait par exemple que les patients trouvent plus facilement un médecin disponible le weekend, au lieu d’encombrer les urgences. (France Culture – Les nouvelles vagues, 13/04)

Enseignants et experts de Dauphine

Les 12, 13 et 14 juin prochain, l’Hôtel Hermitage de la Baule accueillera une conférence sur le thème "Comment redresser la France ?". Organisé par Christophe Barbier, le Directeur de la Rédaction de l’Express, et Christine Kerdellant, directrice adjointe de la Rédaction de l’Express et de l’Expansion, ce "Sommet des dirigeants" a pour objectif de réunir des personnalités éminentes, issues aussi bien du monde de l’économie, de la politique ou de l’enseignement, afin de réfléchir aux enjeux économiques de la France. Philippe Chalmin, professeur à l’Université Paris-Dauphine et Président fondateur du Cyclope, une société d’étude spécialisée dans l’analyse des marchés mondiaux des matières premières, fera partie de prestigieux collège d’intervenants présent. (L’Express, 15-21/04)  

Adoptée en première lecture à l’Assemblée nationale cette semaine, la loi de santé publique, portée par la ministre de la santé Marisol Touraine, et ses conséquences sur notre système de santé sont analysées par Claude Le Pen, économiste de la santé et professeur à l’Université Paris-Dauphine. En premier lieu, il explique qu’il s’agit d’une loi abondante, puisqu’elle ne contient pas moins de 57 articles (et plus de 2000 amendements), mais qui n’ont pas tous la même valeur. Concernant l’impact de cette loi,  il considère que ce n’est pas une grande loi, qu’elle n’est pas "structurante" pour le système. Claude Le Pen décrypte ensuite la mesure phare de cette loi : la généralisation du tiers payant, dont la mise en place sera compliquée techniquement. Le gouvernement a d’ailleurs reculé de six mois l’ouverture de ce dispositif. Par ailleurs, il estime que de nombreux points restent à éclaircir, comme la récupération des franchises ou de l’euro de solidarité. Il aborde ensuite le contexte politique de la mise en place de la généralisation du tiers payant. Malgré la fronde des médecins, qui a duré plusieurs mois, il explique qu’il s’agit d’une mesure populaire. Il ajoute que les patients les plus précaires, ceux qui ont le plus de difficultés à avancer les soins, bénéficiaient déjà de la CMU (Couverture maladie universelle) et à ce titre, avaient déjà accès au tiers payant. Pour ces raisons, cette mesure est avant tout symbolique, puisque cela manifeste l’idée que les médecins seront payés directement par la Sécurité sociale, ce qui porte préjudice à leurs statuts de libéraux. Claude Le Pen interprète la colère des médecins par le fait que cette mesure est avant tout une remise en cause du lien qu’ils entretiennent avec leurs patients, plus qu’une avancée sociale du système. (France Culture – Journal de 22h, 13/04)

Dans son édition du 15 avril, le 1 hebdo analyse les conséquences de la chute des prix du pétrole, qui permet aux Etats-Unis de reprendre la place de leader du marché mondial à l’Arabie Saoudite. A cette occasion, Philippe Chalmin, historien, économiste et professeur à l’Université Paris-Dauphine, décrypte la dépendance, qui peut être désastreuse, des pays de l’OPEP aux prix de l’or noir. Il explique qu’il existe un paramètre très juste pour mesurer cette dépendance au pétrole des pays producteurs, il s’agit du fiscal breakeven, c’est-à-dire le prix minimal que doit atteindre le baril pour assurer un équilibre budgétaire, ce qui permet de mettre en évidence les pays qui s’en sortent financièrement, et les autres. Ceux que Philippe Chalmin appelle "Les cigales et les fourmis". En effet, tous les pays ne sont pas égaux devant le fiscal breakeven. Il oscille entre 50 dollars pour le Koweït, à 130 dollars pour l’Algérie. Ainsi, les pays qui n’ont pas tiré les conséquences des chocs pétroliers de 1973 et 1979, en créant des fonds souverains (à l’instar de la Norvège ou de l’Arabie Saoudite), se retrouvent à nouveau menacés par la chute du prix du baril. Les pays producteurs historiques, comme l’Algérie ou le Venezuela, qui ont fondé leur économie sur le pétrole, n’ont jamais réussi à s’adapter parce qu’ils ont profité pendant des décennies d’une "croissance artificielle". Ces situations ont eu des conséquences terribles sur le plan politique, puisque cela a permis de maintenir au pouvoir des dictatures militaires qui avaient la main sur cette manne financière. D’autres pays, tels que la Libye ou l’Irak, ont même couru à leurs pertes et ont été disloqués. Philippe Chalmin prend également en exemple le Brésil, qui pensait avoir un gisement exceptionnel, qui ne s’avèrera finalement pas rentable. Il insiste sur le fait qu’il est indispensable pour les pays producteurs de pétrole de trouver d’autres sources de revenus, au risque de s’enliser dans des situations financières et politiques quasi inextricables. C’est pourquoi il loue également les lourds efforts effectués par le Nigéria et l’Iran, qui ont su faire émerger "d’autres forces économiques". Bien que cela a permit à la République islamique de se maintenir à Téheran. Il conclut en expliquant que la rente que représente la production pétrolière constitue bien souvent "une malédiction" pour les pays qui espèrent trouver leur salut dans cette voie. Le Gabon, la Guinée-Equatoriale, l’Angola, de nombreux pays sont tombés dans ce piège par le passé. (Le 1, 15/04)   

Étudiants de Dauphine

D’après une étude réalisée par Viavoice, près de la moitié des 18/24 ans rêvent de créer leur propre entreprise. Peu effrayés par le contexte économique actuel, ils sont persuadés que tout est possible grâce au numérique. Afin d’illustrer cette tendance qui se dessine chez les jeunes, RTL fait le portrait de Jonathan Elmalem, qui a dix-neuf ans est déjà à la tête de quatre entreprises, tout en continuant à suivre ses cours à l’Université Paris-Dauphine. "Quand j’ai une idée, je me dis je le fais, je fonce", explique-t-il. Selon lui, le futur Xavier Niel ou le prochain Steve Jobs se trouve peut-être en France, il suffit de s’en convaincre. Le plus difficile, à son jeune âge, est de ne pas se laisser décourager par la schizophrénie induite par cette double, voire cette quintuple, casquette d’étudiant et de chef d’entreprises. Mais le jeune homme sait faire la part des choses et assure que lorsqu’il est sur les bancs de Dauphine, il reste un étudiant à part entière. (RTL- Journal de 7h30, 13/04)