Regards sur la Corée - Festival de la culture coréenne pour les étudiants du 7 au 11 octobre 2013

23.09.2013
Festival de la culture coréenne pour les étudiants du 7 au 11 octobre 2013 à l'Université Paris-Dauphine

Le Centre Culturel Coréen et l’Université Paris-Dauphine organisent, en collaboration avec plusieurs associations coréennes, ce festival visant à faire découvrir aux étudiants français, à travers un ensemble d’événements culturels et festifs, différentes facettes de la culture coréenne traditionnelle et contemporaine.

Consultez le programme en ligne.

Du 7 au 11 octobre : Exposition de Lee Hyo-jae “Le Bojagi, un reflet de l’amour de la nature

Les bojagi, sont des carrés de tissus que les femmes confectionnent en Corée, depuis des siècles, avec des chutes d’étoffes ou des morceaux d’habits usagers et qui servaient autrefois à envelopper des cadeaux, des vêtements, à couvrir la table traditionnelle du repas,ou bien encore à fabriquer de petites vestes pour bébés ou divers objets du quotidien. Ils constituent l’un des fleurons de l’esthétique traditionnelle coréenne.

Grande spécialiste de la confection de bojagi, Lee Hyo-jae est une artiste au goût très sûr, particulièrement créative. Parallèlement à son exposition au Centre Culturel Coréen à Paris, actuellement en cours (du 2 au 23 octobre), elle présentera, à l’Université Paris-Dauphine, un ensemble de bojagi, témoignant de son attachement à la préservation de la nature. En effet, sensible aux questions liées à l’écologie et à la protection des ressources, l’artiste a en particulier beaucoup réfléchi au problème planétaire de l’explosion des emballages en papier. Et pour contribuer – à sa façon – à la réduction de ce gaspillage, elle a créé 60 différentes manières d’emballer des objets de toutes formes et des bojagi idoines qui seront montrés lors de cette jolie exposition.

Mardi 8 octobre - Journée cinéma et musique

17h00 : Atelier Bojagi avec Mme Lee Hyo-jae - Aile P, 2e étage

Le Bojagi est constitué de carrés de tissus que les femmes confectionnent en Corée, depuis des siècles, avec des chutes d’etoffes ou des morceaux d’habits usagers et qui servaient autrefois à envelopper des cadeaux, des vêtements, à couvrir la table traditionnelle du repas, ou bien encore à fabriquer de petites vestes pour bébés ou divers objets. Cet atelier propose au public français de découvrir les multiples utilisations du Bojagi dans la vie quotidienne.

18h00 : Conférence “Le cinéma coréen en France” - Amphi C bis, 3e étage

Depuis une quinzaine d’année, le cinéma a été l’un des principaux vecteurs de diffusion de la culture coréenne en France. Cette conférence sera une belle occasion de se pencher sur l’évolution du cinéma coréen dans l’Hexagone depuis les années 2000. Notamment en s’intéressant à la diffusion des films coréens en France et aux principaux événements (tels, par exemple, le Festival du Film Coréen à Paris) y présentant la cinématographie coréenne.La conférence évoquera aussi la manière dont le public français perçoit les films coréens, sans oublier également le rôle notable joué par internet dans la découverte du cinéma de Corée.

Intervenants :

  • Cho Kyoung-hee (Programmatrice du Festival du Film Coréen à Paris)
  • Hugo Paradis (Membre du pôle “Kinema” du Festival du Film Coréen à Paris)

20h00 : Concert “Laurent et The Sinawi” - Amphi 8 Edgar Faure, 2e étage

The Sinawi est un groupe composé de cinq maîtres de la musique coréenne cherchant à bâtir des ponts entre la musique traditionnelle et la nouvelle création. Quant à Laurent Guanzini, c’est un pianiste de jazz français particulièrement inventif, très intéressé par la musique coréenne et curieux des rencontres interculturelles. Dans son album solo “Trip to you”, il a d’ailleurs déjà enregistré une jolie version du célèbre chant populaire coréen “Arirang”.

Cette association entre un excellent pianiste de jazz français et un non moins excellent groupe coréen d’instrumentistes traditionnels, autour du sanjo et du sinawi, sera l’occasion d’une rencontre au sommet entre la musique traditionnelle coréenne et la musique occidentale. Rencontre qui a été préparée en amont en Corée durant l’été dernier, où les musiciens ont travaillé ensemble et confronté leurs univers musicaux. Ils nous offriront donc un concert-rencontre, placé sous le signe de l’empathie et de la communication mutuelle.

Mercredi 9 octobre - Journée langue et littérature

17h00 : Atelier peinture coréenne avec Mme Kang Young-suk - Aile P, 2e étage.

Cet atelier offre une initiation à ceux qui souhaitent découvrir le langage poétique de l’encre. La peinture rejoint en Corée le goût de la Nature. Le thème des “quatre plantes nobles” (le bambou, le prunier, l’iris et le chrysanthème) est lié à la calligraphie et à l’art du pinceau. A la différence du modèle de la Chine, le thème, en Corée, témoigne d’une poésie souvent très personnelle et d’un naturalisme volontiers intimiste, visiblement sensible aux choses de la Nature.

19h00 : Rencontre avec Hwang Sok-yong - Amphithéâtre Daniel Soulié, 2e étage

Organisée à l’occasion de la sortie, chez Picquier, de son nouveau roman « Princesse Bari » cette rencontre permettra aux étudiants français de faire connaissance avec Hwang Sok-yong, romancier coréen le plus lu et le plus traduit en France (huit de ses ouvrages y ont déjà été publiés). Hwang Sok-yong, né en 1943, fait sûrement partie des plus grands écrivains coréens (et asiatiques) de sa génération. Il a produit une œuvre foisonnante qui reflète les multiples soubresauts de l’histoire de la Corée. La plupart de ses romans tels Le vieux jardin ou Shim Chong, fille vendue, ont été récompensés par de prestigieux prix littéraires, et sont lus dans le monde entier. Auteur courageux et autrefois dissident, du temps de la dictature, Hwang Sok-yong est particulièrement estimé par les étudiants et intellectuels coréens. Très ancrée dans l’histoire contemporaine de la Corée, son œuvre est toujours d’une vibrante actualité.

20h00 : “Parlons coréen!”, concours d’expression orale - Amphithéâtre daniel Soulié, 2e étage

Une vingtaine de passionnés de la langue coréenne présenteront chacun, lors d’une confrontation amicale, une courte intervention orale. Sujet de l’épreuve : “La Corée et moi ”. Ce sera là, pour tous les participants, une excellente occasion de s’exercer à la pratique du coréen et de progresser dans l’expression orale.

Jeudi 10 octobre - Journée danse

17h00 : Atelier Danse traditionnelle coréenne avec Mme Ahn Je-hyun - Aile P, 2e étage

Les danses traditionnelles constituent l’un des fleurons de l’héritage culturel coréen. Il en existe, bien sûr, de multiples varietés (danses paysannes, danses bouddhiques, danses masquées, etc.) avec en plus, pour chaque catégorie, des formes spécifiques variant selon les régions. Dans le cadre de cet atelier, les participants pourront apprendre les gestes de base du corps, les pas, la respiration, le rythme, les mouvements et l’expression des nuances caractéristiques des danses populaires coréennes.

20h00 : Spectacle B-boys avec Morning of Owl - Amphithéâtre Edgar Faure, 2e étage

Morning of Owl est actuellement considéré comme le meilleur groupe de B-boys en Corée et l’un des meilleurs du monde. Il est très connu pour son niveau technique et sa créativité. Il a déjà reçu une trentaine de prix dans les compétitions internationales et, entre autres, dernièrement en France, le Grand Prix Block Party de Perpignan et le Grand Prix de la International Rochefort Battle.

Vendredi 11 octobre - Journée gastronomie

18h00 : Bibimbap géant et musique coréenne avec la troupe Olsou - Cour de Dauphine, rez-de-chaussée

Le Bibimbap est un plat coréen traditionnel, parmi les plus populaires, mêlant riz nature, différents légumes (champignons, épinards, navets, racines de campanule...) et fines lamelles de bœuf, auxquels on ajoute, sur le dessus, une garniture à base de jaune et blanc d’œuf, ou plus simplement un œuf au plat. On dit que ce plat familial, très typique et prisé des Coréens – que l’on agrémente généralement avec de la pâte de piments rouges gochujang –, tire son origine des coutumes de cultes ancestraux et ruraux pratiqués autrefois dans les villages.

Les étudiants pourront goûter l’emblématique Bibimbap qui leur sera offert lors d’une “dégustation géante ”, rythmée par la musique festive et les percussions énergisantes de l’ensemble franco-coréen Olsou.