Les réseaux sociaux de la recherche et les chercheurs dauphinois

20.04.2015

Vous connaissez les réseaux sociaux généralistes et professionnels, mais connaissez-vous les réseaux sociaux de la recherche ? ResearchGate, Academia.edu, Mendeley mais aussi MyScienceWorks ont pris une importance croissante ces dernières années, et les chercheurs dauphinois ne sont pas en reste.

Le principe

Les réseaux sociaux de la recherche (academic social networks) fonctionnent comme les autres réseaux sociaux : les chercheurs s’inscrivent à des groupes, signalent leur spécialité dans certaines thématiques et suivent l’activité des chercheurs qui les intéressent.

Ces réseaux sociaux ont une particularité : les chercheurs sont invités à y signaler leurs publications et à les mettre en ligne pour que les autres membres du réseau puissent y accéder. Parallèlement aux circuits de publication traditionnels, ils tentent donc de jouer un peu le même rôle que les dépôts d’archives ouvertes.

Les chercheurs de Dauphine sont très présents sur ces réseaux : le groupe Dauphine d’Academia compte plus de 500 chercheurs et celui de ResearchGate près de 400. Ils sont cependant nettement moins nombreux que sur la base d'archives ouvertes de Dauphine (http://basepub.dauphine.fr).

Les grands réseaux sociaux de la recherche

De nombreux réseaux de recherche existent mais seuls trois ou quatre d'entre eux réussissent à rassembler un grand nombre de chercheurs dans toutes les matières. Chacun a ses caractéristiques propres :

  • Academia.edu met en avant le profil des chercheurs, leur institution de rattachement et leurs domaines de compétence. C'est le plus populaire parmi les chercheurs en sciences humaines sociales.
  • ResearchGate insiste beaucoup plus sur les publications des chercheurs et leur audience. Le site a mis en place un indicateur spécial, le RG-score, pour évaluer l'impact des publications sur le web.
  • MyScienceWork, site français lancé en 2013, se concentre presque exclusivement sur les publications mais rassemble déjà plusieurs centaines de milliers d'utilisateurs.

Les risques

Alors que les archives ouvertes sont publiques et permettent l’accès des publications à tous, ces réseaux sont des services commerciaux dont le modèle économique n'est pas encore connu. En particulier, rien ne garantit que la gratuité, qui est de mise actuellement, sera maintenue dès lors qu'un certain seuil de chercheurs inscrits sera atteint.

Enfin, l'usage qui sera fait par les propriétaires de ces réseaux des données des chercheurs n'est pas encore connu : les conditions juridiques qui encadrent le dépôt des publications n'étant pas toujours claires, un système freemium pourrait rendre payant l'accès à des publications que les chercheurs ont pourtant versées gratuitement.

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