Baromètre de l’économie numérique, 16ème édition - Numérique, emploi, travail et entreprenariat

22.09.2017

Le numérique facilite l’accès à l’information et simplifie les démarches quotidiennes, mais rend plus difficile la protection de la vie privée et génère un certain niveau de dépendance.

Paris, le 22 septembre 2016 -  Ce sondage réalisé par la Chaire d’économie numérique avec Médiamétrie avait pour but de connaitre les attitudes et les comportements des internautes dans leur vie professionnelle face au numérique.

Les mots qui sont principalement associés au numérique sont les suivants : rapidité (61%), communication (57%), information (49%), avenir (43%), et efficacité (41%). Ainsi les internautes estiment que le numérique a un impact positif dans leur travail, même si certains, mais ils ne sont qu’une minorité, estiment que le numérique est une source d’anxiété (6%), de menace (18%), ou d’isolement (18%).

Dans leur majorité, les français sondés estiment qu’ils maitrisent très bien ou plutôt bien (54%) les outils numériques auxquels, on peut ajouter 34 % qui pensent les maitriser à peu près. Le nombre d’analphabètes dans l’utilisation du numérique n’est que de 10%.

Un très grand nombre de secteurs sont, pour les internautes, concernés par les outils numériques. Cela va des médias et de la communication, à la banque et à la finance en passant par les jeux vidéo, le médical, le paramédical, l’électronique, l’aéronautique et le ferroviaire, l’automobile et le tourisme.  Démontrant ainsi qu’aux yeux des internautes le numérique se rencontre à présent dans la quasi-totalité des activités économiques.

Pour les internautes, le numérique a tout à la fois des impacts positifs et négatifs sur la vie professionnelle. Pour 70% le positif c’est la facilité d’accès à l’information et sa rapidité et pour 57% la simplification des démarches quotidiennes, mais il y a aussi un envers du décor, pour les internautes les outils numériques ont principalement trois types d’impact négatifs : la difficulté à protéger la vie privée (64%), la dépendance (48%) et la réduction des relations sociales (45%). 

Dans ce nouvel environnement où le numérique tient une place très importante, 73% avouent qu’ils n’ont pas été formés à ces nouveaux outils au cours des deux dernières années. Chez les 27% qui disent avoir été formés, ils l’ont été de manière très disparate, par la pratique (27%), au sein d’une formation dans l’entreprise (18%), en s’appuyant sur des tutoriels sur Internet (14%) et à l’école ou à l’université (seulement 10%). Les internautes ayant suivi une formation se sont, pour 52% d’entre eux, rendus compte des possibilités offertes par ces nouveaux outils, pour 14% cela les a rassurés mais pour 28% cela n’a rien changé.

Dans le domaine particulièrement important de la recherche d’emplois, les internautes à 59% estiment que le numérique vient largement compléter les supports classiques, il faut noter 19% d’entre eux qui utilisent pour leur recherche d’emploi uniquement le numérique, la plupart utilisent un mix numérique-classique et pour 4% seulement pas du tout de numérique.

Une très large majorité 73% des internautes sont tout à fait ou plutôt d’accord pour estimer que le numérique contribue à l’essor de la création d’entreprise.

D’une manière générale, les personnes interrogées estiment que le numérique envahit littéralement la vie professionnelle, 83% des internautes disent qu’ils utilisent les outils numériques tous les jours et 46% disent même qu’ils les utilisent toute la journée, seuls 10% ne les utilisent jamais.

Quoiqu’il en soit, la maîtrise des outils numériques est pour 79% des internautes tout à fait ou plutôt indispensable et 73% considèrent que le numérique a un impact important sur leur activité professionnelle.

Comme on peut le constater à travers ces chiffres, les outils numériques sont au cœur de l’activité professionnelle dans tous les secteurs et ce n’est sans doute qu’un début. C’est pourquoi, la formation en ce domaine est une nécessité pour éviter l’exclusion et pour favoriser le dynamisme.

Pour accéder à la totalité des résultats du Baromètre, cliquez ICI

Cette nouvelle publication du Baromètre de l’économie numérique s’appuie sur une étude réalisée sur Internet (CAWI) via le dispositif Médiafit. Étude réalisée du 22 au 28 juin 2016 (1032 internautes âgés de 15 ans et plus).

Contacts presse :

KBZ Corporate pour l’Université Paris-Dauphine

Nancy Eichinger

neichingerping @ kbzcorporatepong.com - 06 09 76 88 82

Karine Zimeray

kzimeray@kbzcorporate.com - 06 09 15 65 14

 

Chaire Économie numérique

Delphine Lebrun

01 44 05 42 65

delphine.lebrunping @ dauphinepong.fr

 

A propos de l’étude MediaFit

Étude en ligne réalisée auprès de 1000 internautes âgés de 15 ans et plus par semaine.

Internautes recrutés via Le Carré des Médias, access panel Médiamétrie de 800 000 de membres.

Population de référence

La population de référence de l'étude (internautes 30 derniers jours de 15 ans et +) est établie à partir des données de l'enquête de référence OUI.

Quotas et redressement

La représentativité de l'étude est assurée en amont sur les critères prioritaires : sexe, âge  (15-34 ans, 35-49 ans, 50 ans et plus) et activité de l’individu  (CSP+, CSP- et inactifs) interrogé,  région d'habitat (Ile de France / Province). Elle est à nouveau contrôlée en aval par redressement sur ces mêmes critères sociodémographiques.

À propos de la chaire Économie numérique

Créée en août 2011, la chaire Économie numérique de l’Université Paris-Dauphine se donne pour mission d’inscrire l’économie numérique dans le champ des recherches de l’université, et de constituer un centre de réflexion et d’action réunissant les acteurs et les experts des différents secteurs concernés. Partenariat privilégié entre le monde universitaire et celui des entreprises, la chaire poursuit un programme destiné à tirer le meilleur parti des opportunités qu’apportent les technologies de la communication et de l’information, à travers trois champs d’activités prioritaires : l’enseignement, la recherche, la communication et la valorisation. La chaire Économie numérique est dirigée par Dominique Roux. Elle figure parmi les huit chaires de la Fondation Dauphine. www.fondation.dauphine.fr

À propos de l’Université Paris-Dauphine

L'Université Paris-Dauphine est l'institution d'enseignement supérieur de référence en France et en Europe dans les sciences des organisations et de la décision. Depuis sa création, en 1968, Paris-Dauphine a acquis une notoriété reconnue auprès des entreprises et plus particulièrement de huit groupes internationaux partenaires (Atalian, BNP Paribas, Caisse des Dépôts, Carrefour, Crédit Agricole, Mazars, Natixis, Société Générale) pour :

· l'excellence des travaux de recherche menés dans ses six laboratoires (CR2D - Droit, DRM - Gestion, Lamsade - Informatique, Ceremade - Mathématiques appliquées, LEDa - Economie, IRISSO - Sciences sociales)

· la qualité et la sélectivité de ses formations en Licence, Master et Doctorat,

·     son puissant réseau de 80 000 alumni présents sur les cinq continents, dont certains ont créé ou dirigent des entreprises de renom (The Kooples, NeverEatAlone, Unilever EMEA...).

 

Le modèle original de développement de Paris-Dauphine est aujourd'hui reconnu aux niveaux national (en étant membre de la Conférence des Grandes Ecoles) et international (seule université française accréditée Equis - parmi les 40 meilleures universités mondiales en mathématiques). Pour asseoir sa notoriété internationale, Paris-Dauphine s'est engagée dans l'implantation de campus à l'étranger (Casablanca, Londres, Madrid, Mannheim, Shanghai, Tunis), a fondé l'alliance Sigma (Copenhagen Business School - Danemark, Fundaçao Getulio Vargas - Brésil, Singapore Management University - Singapour, St. Gallen University - Suisse, Esade Barcelone - Espagne, Wien Wirtschaft Universität - Autriche, Hitotsubashi University - Japon, Renmin University - Chine) et a rejoint 27 établissements parisiens prestigieux (dont l'Ecole Normale Supérieure, Mines ParisTech, les écoles d'arts, l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales) au sein de Paris Sciences & Lettres Research University (19 000 étudiants, 4 600 enseignants-chercheurs, 178 laboratoires de recherche). Paris Sciences & Lettres vient d’être classé par le Times Higher Education en 38e position mondiale et comme 1er établissement français. Ce rang permet ainsi à la France de se hisser dans le top 50 des meilleures universités mondiales, un résultat jusque-là non égalé. Pour en savoir plus : www.dauphine.fr